Face à la maison de ma nonna, à Ospedaletto, se dresse une crête rocheuse dont la silhouette rappelle un gorille. On le surnomme «Lo Scrosso» — le rocher, en patois. C'est vers cette montagne que je courrai.
En 2029, j'aurai 40 ans. Scrosso, c'est ma façon de marquer ce passage — 200 km à travers les Dolomites pour rejoindre ma nonna, relier deux pays, deux cultures, plusieurs générations.
Un projet sportif, collectif, humain, solidaire et artistique. Une façon de courir pour quelque chose de plus grand que soi. Et un hommage à deux femmes : Nadia, ma mère, et Lina, ma grand-mère, 98 ans.
— Lucas Bertinotti